Alexis au niveau 3

dessin de Alexis RATEAU 2009

Résumé sur l'historique de la mine (ACTUALISATION EN COURS)

HISTORIQUE DE LA « MINE DE LA VIDALE »

 

Didier RATEAU 2009/2011

 

 

 

Ci dessousANGLESITE DU FILON 2

 

Exploité depuis des temps anciens attribués aux romains, le filon affleure sur près de 3 km du lieu dit « La Vidale » au hameau de Vernet le Haut .

 

Par la suite et depuis 1160, les travaux furent repris par des Anglais a différentes périodes encore floues à ce jour. Puis par Monsieur BENOIT Jean-Louis, né à Sainte Geneviève sur Argence (12) en 1828, le 15 avril, qui rechercha à partir de 1860 dans les haldes (déblais) des travaux anciens.

 

Ce dernier réalisa de nombreuses tranchées et puits de recherches mais il se fit devancer et abuser par les Anglais et la première concession fut demandée en 1882 par Monsieur Philippe BENETT POWER, né à Ham Common (Londres) et instituée par décret du 08 septembre 1884, pour la Silver Lead Company des mines d'Asprières.

 

Le Sieur BENOIT réalisa dans le même temps la galerie de Saint Martin qui lors du recoupement des travaux des Anglais vers la côte, 194 mètres sera la base d'une polémique qui durera des années.(l'entrée de cette galerie était située au niveau du ruisseau de la vidale)

 

La concession portait sur une superficie de 636 hectares, elle fut la propriété des sociétés ou particuliers suivants :

 

            - Silver Lead Company (Benet Power)                        1884 – 1893               Faillite

            - Société Générale Française d'Exploitation     1893 – 1901               Faillite

               et de Traitement des Minerais

            - Mr et Mme Gailhard De Fleurieu                              1901 – 1919

               (amodié à la Vieille Montagne Zinc en 1918 jusqu'en 1929)

               Cette Société travailla en 1918 et 1919 puis abandonna les travaux.

            - Mr et Mme Broussole                                              jusqu'en 2005

            - Depuis Mrs François, Alexis, Adrian et Didier RATEAU

 

La concession fut accordée à la suite des travaux de recherche de Monsieur BENOIT et Monsieur POWER BENETT.

 

Des travaux eurent lieu :           - Riuccurbe (Ravin de.) en galeries

- La Vidale et Travers Banc de Gazeau  puits et galeries

- Vernet le Haut (sous l'église et au niveau de la voie ferrée)

- Querbes  en galeries

- Bréziès en tranchées et puits et galeries

- Roucayrol en tranchée

- Côte d'Asprières  en puits et galeries

- Le Bac en tranchées et carrières

- De la Vidale A Bréziés en tranchée reliant presque les deux lieux dits

 

Les travaux sont réalisés sur une zone représentée par la formation de Cuzac et la Diorite quartzeuse de Capdenac au contact de la faille de Villefranche de Rouergue.

 

 

Ces formations sont recoupées par des Dykes de porphyrite dioritique.

 

Le filon principal recoupe successivement au départ de la Vidale de l'Ouest vers l'Est. La formation vient de Cuzac.

 

-         Gneiss à muscovite et à 2 micas

-         Amphibolites

-         Leptinites et Gneiss

-         Amphibolites (niveau du ravin de Brezies)

-         Gneiss et Micachistes

 

Au niveau du ravin de Riuccurbe, il est enchassé dans la Diorite de Capdenac jusqu'au Vernet Le Haut. On compte 7 filons étagés du niveau de Gazeau au Hameau de Rouquayrol à Asprières, d'orientation sensiblement Est - Ouest, avec un pendage presque vertical vers le Nord.

 

En dehors des puits et galeries de recherches, les travaux principaux furent réalisés sur le filon n° 3, au niveau de la Vidale et sur un filon croiseur Sud - Nord situé au toit.

 

L'épaisseur du filon varie de 0,50 mètres à une dizaine de mètres avec une minéralisation très irrégulière (0,20 à 1,50 mètres).

 

L'ensemble des travaux s'étage sur 5 niveaux principaux avec un puits d'aérage au niveau de la « Croix de Saint Roch » (actuellement comblé) et un Travers Banc dit Banc de Gazeaux qui recoupe le filon n° 3 à 300 mètres de l'entrée. Une usine de traitement et lavage du minerai fut construite à proximité de l'entrée. Il en existe à ce jour des vestiges.

 

Les travaux en galeries furent stoppés en dessous du niveau du ravin de Brézies à environ 800 mètres de l'entrée. Ils recoupèrent d'anciennes galeries et dépilages en partie comblés , que nous avons explorés et topographié debut 2011,ces derniers furent réalisés en partie à l'époque des ruthénes puis repris au moyen age .

Les travaux se poursuivent jusqu'au ravin de querbes en profondeur.

Ils sont recouverts par 40m de déblais datant du moyen age ( a cette époque le savoir des anciens était perdu et l'on ne savait pas traiter "le plomb vert").

C' est bien du filon principal que provient le tas de déblais minéralisé , (campylite et autre) qui se trouve prés de la voie férrée.

Ces minéraux ne proviennet pas d'une hypothétique carrière ou les gens roulaient les blocs a la main comme l'on avancé des petits érudits, il faut en effet avoir des sources et des fossiles pour afirmer une telle hypothése!

 

Le filon fut attaqué en surface depuis le ruisseau de Breziès puis dans le ravin de Riuccurbe par 4 galeries. Par un puits de 100 mètres de profondeur au niveau du ruisseau de la Vidale. Ce même filon a été également reconnu sous le hameau de Querbes sur près de 600 mètres par 2 galeries en direction du Vernet.

 

Des recherches furent menées au Vernet à la suite des travaux d'un précurseur Anglais Monsieur MACNAB en 1802.

 

De fin 1917 à 1919, la Vieille Montagne Zinc remettra en état les galeries et réalisera quelques recherches sur les filons n°1 et 2 mais cessera définitivement en Mai 1919. L'exploitation portait principalement sur la galène pour l'argent qu'elle contenait (jusqu'à 3,250 kg à la Tonne d'après les essais du laboratoire de SWANSEA en 1883).

 

On trouve principalement dans les filons :

-         Le cuivre en grande quantité

-         La blende (sphalérite) argentifère mais négligé par méconnaissance

-         La galène

 

 

Il y aurait au total sur cette période 8 500 tonnes brutes de minerais extrait.

 

La mine est actuellement en cours d'exploitation et de stabilisation. Pour l'intérêt minéralogique et historique qu'elle représente.